Chien assis dans un jardin

Les différents types de parasites chez le chien

Introduction aux parasites internes

Les parasites internes sont fréquents chez le chien, en particulier durant les premiers mois de sa vie. Ces organismes vivent à l’intérieur du corps de l’animal, principalement dans son tube digestif, et peuvent provoquer des maladies graves, tant chez le chien que chez l’humain. Certaines espèces de parasites sont même transmissibles à l’homme, posant ainsi un risque de zoonose. Les principaux types rencontrés sont les ascarides, les ankylostomes et les ténias, chacun ayant ses spécificités en matière de transmission, de symptômes et de prévention.

1. Les ascarides


Toxocara canis

Le plus connu des vers ronds chez le chien est Toxocara canis, un parasite intestinal de grande taille pouvant atteindre jusqu’à 15 cm, semblable à un spaghetti blanc. Il peut infester le chien par ingestion de terre contaminée, de rongeurs infectés, ou être transmis de la mère au chiot pendant la gestation (voie intra-utérine) ou l’allaitement (voie lactée).


Symptômes chez le chien

Les chiens infectés, notamment les chiots, présentent souvent un abdomen gonflé, des troubles digestifs, voire une occlusion intestinale dans les cas sévères. Une baisse de forme générale et un pelage terne sont également des signes possibles.


Risques pour l’homme

Chez l’homme, l’ingestion accidentelle d’œufs peut provoquer la toxocarose, une maladie potentiellement grave. Les larves migrent à travers l’organisme et peuvent provoquer des atteintes oculaires (cécité), neurologiques, ou encore des réactions inflammatoires accompagnées de fièvre.

2. Les ankylostomes


Uncinaria stenocephala et Ancylostoma caninum

Ces vers intestinaux de petite taille pénètrent l’organisme du chien soit par voie transcutanée (en traversant la peau), soit par voie orale. Ils sont également transmis aux chiots pendant la lactation. Ils s’attaquent à la paroi intestinale, provoquant des hémorragies locales.


Symptômes chez le chien

L’animal peut présenter une diarrhée persistante, une perte de poids, de la léthargie, et dans les cas graves, une anémie due à la perte de sang.


Risques chez l’homme

Chez l’homme, la pénétration des larves d’Ancylostoma caninum entraîne une dermatite rampante : une éruption cutanée accompagnée de prurit intense, liée à la migration des larves sous la peau.

3. Les ténias


Echinococcus granulosus

Ce ténia est transmis au chien par l’ingestion de viande crue contaminée (abats, viscères). Il est responsable chez l’homme de l’hydatidose, une maladie parasitaire grave. Les larves forment des kystes hydatiques dans le foie, les poumons, ou d’autres organes, entraînant une gêne abdominale, des troubles respiratoires, voire des complications chirurgicales.


Echinococcus multilocularis

Fréquent chez les chiens vivant en milieu rural ou utilisés pour la chasse, ce parasite se transmet par l’ingestion de rongeurs sauvages. Chez l’homme, il provoque une échinococcose alvéolaire, maladie grave comparable à un cancer hépatique, nécessitant un traitement lourd et prolongé.


Dipylidium caninum

Ce ténia est souvent contracté par le chien en ingérant des puces infestées. Il se reconnaît par la présence d’anneaux ressemblant à des grains de riz dans les selles ou autour de l’anus. Chez l’enfant, il peut provoquer des démangeaisons anales, des troubles digestifs légers et un certain inconfort.

Transmission à l’humain

Les parasites intestinaux des chiens présentent un risque zoonotique non négligeable. Les œufs de ténias ou d’ascarides peuvent être présents sur les poils de l’animal, dans ses excréments, ou disséminés dans l’environnement domestique (parcs, jardins, tapis…). La transmission à l’homme se fait généralement de manière accidentelle, par contact avec des mains souillées, des surfaces contaminées ou des aliments mal lavés.

Prévention et traitement


Vermifugation

Une vermifugation régulière est recommandée pour la santé du chien et la prévention des transmissions à l’homme. La fréquence varie selon l’âge et le mode de vie de l’animal :

  • Chiot de 2 à 10 semaines : toutes les 2 semaines
  • Chiot de 10 semaines à 6 mois : 1 fois par mois
  • Chien adulte : 4 fois par an
  • Chien vivant en contact étroit avec de jeunes enfants : 1 fois par mois


Hygiène

Des gestes simples mais essentiels permettent de limiter les risques :

  • Se laver les mains soigneusement après avoir caressé un chien ou ramassé ses déjections
  • Nettoyer les fruits sauvages (baies, champignons) ramassés en nature
  • Empêcher l’ingestion d’excréments ou le léchage des zones potentiellement contaminées
  • Traiter les puces régulièrement, notamment pour éviter la transmission de Dipylidium caninum

Conclusion

La connaissance des parasites internes du chien et de leurs risques pour l’homme est essentielle pour protéger à la fois les animaux et les membres de la famille. Une prévention adaptée, combinant bonnes pratiques d’hygiène et suivi des recommandations vétérinaires en matière de vermifugation, permet de vivre en toute sérénité aux côtés de son compagnon à quatre pattes.

EN APPRENDRE PLUS SUR NOS VERMIFUGES CHIEN

Visuel produit Drontal Chien 2 comprimés

VOUS POURRIEZ AUSSI AIMER :